mardi 8 janvier 2008

Smif'n'Wessun au New Morning, Paris

Bonnée année à tous ! Je suis occupé en ce moment et je n'ai pas trop de temps pour le blog mais je vais essayer de reprendre un rythme régulier...

Ci-dessous le mail de promo pour le concert de Smif'n'Wessun le 23 au New Morning à Paris.

Dans le cadre de leur tournée européenne pour la sortie de leur dernier album « The Album » (Duck Down Music), le duo de Brooklyn, Smif’n’Wessun aka Cocoa Brovaz aka Tek & Steele, se produira sur la scène du New Morning le mercredi 23 janvier 2008.

Révélé par leur premier album « Dah Shinin » (Wreck Records) en 1995, considéré comme un classique du Hip Hop aujourd’hui avec des titres incontournables comme « Bucktown » ou « Sound Bowy Burreil », ces membres du mythique crew, Boot Camp Click, auquel appartiennent Blackmoon (Buckshot, 5ft, Evil Dee des Beatminerz), Heltah Skeltah (Rock, Sean Price) et O.G.C. (Starang Wondah, Louieville Sluggah, Top Dog), ont toujours été sur le devant de la scène Hip Hop underground de New York.

En plus des labums sortis sous la bannière Boot Camp, Tek & Steele sortirent un 2e album « The Rude Awakening » (Duck Down Records / Priority Records) sous le nom de Cocoa Brovaz (suite à un différend judicaire avec le célèbre armurier) en 1998, puis un 3e album « Reloaded » (Duck Down Records) en 2005 à nouveau sous le nom Smif’n’Wessun.

Deux mois après la sortie du dernier effort collectif du Boot Camp, octobre 2007 marque donc la sortie de leur dernier album intitulé « The Album » (Duck Down Records) en avec des featurings de Joell Ortiz, Rock, Chucki Staar.

L’occasion donc de réembarquer pour une nouvelle tournée européenne & de faire un passage à Paris pour le grand plaisir des fans du groupe & du Boot Camp.

Plus d’infos sur www.duckdown.com.

En 1ère-partie, les jumeaux des 2Bal, autre duo mythique, mais du rap français.

2007 a marqué leur retour discographique avec le street album « Mapassa » (Bullet Prod / Discograph) après 8 ans d’absence.

Références scéniques de nombreux groupes comme le Saian ou encore Soprano, les 2Bal chaufferont la salle à blanc avant l’arrivée du duo de Bucktown.

Plus d’infos sur www.myspace.com/2baloriginal.

A l’ouverture, DJ Dusty du groupe Jazz Liberatorz dont le 1er album « Clin d’œil » (Kif Records) sort le 21 janvier 2008.

Plus d’infos sur www.myspace.com/jazzlib.

Bref, un menu de qualité pour une soirée alléchante pour tous les amateurs de Hip Hop.

Le New Morning – 7-9 rue des petites Ecuries – 75010 Paris

Infoline : 0142294897 / www.baseline.fr / www.myspace.com/baselineprods

Ouverture des portes a 19h30

Sur place : 24 euros
Préventes : 20 euros, hors frais de location (FNAC, digitick.com, Virgin, Ticketnet…)

dimanche 30 décembre 2007

Buck 65 - Situation

Comme promis un petit retour sur Situation le dernier disque du rappeur canadien Buck 65.

Après avoir plus ou moins évolué vers le blues et le folk, Buck 65 revient vers quelque chose de plus rap. Cela dit, le résultat est toujours original comme tout son travail et cette fois il a décidé de réaliser son album autour de l'année 1957 qui a une forte valeur symbolique pour lui.

Tout est expliqué dans le communiqué de presse (en anglais) : 1957 est l'année de création de l'Internationale Situationniste, de la disparition de Bettie Page, de la naissance de la Beat Generation (Sur la route de Jack Kerouac est publié cette année), l'âge du "Sex, drugs and rock'n'roll", ... bref d'un ensemble d'éléments qui font de 1957 une année charnière dont on ressent encore les conséquences aujourd'hui. Il s'agit surtout d'une nouvelle excuse inventée par Buck 65 pour continuer à nous raconter des histoires. Et on est obligé de constater qu'il sait toujours très bien le faire - un album que je vous recommande, un des meilleurs des derniers mois.

A noter que Buck 65 sera en concert à la Maroquinerie à Paris le 12 février et un peu partout en France avant et après.

free music

- Site officiel (avec les dates de concerts) -
- Buck 65's Myspace -

samedi 29 décembre 2007

Jay-Z quitte la présidence de Def Jam

Jey-Z vient d'annoncer son départ de la présidence du label Def Jam pour officiellement s'attaquer à "de nouveaux challenges". Officieusement, ce départ cache des histoires d'argent puisque la major Universal (qui détient Def Jam) et Jay-Z ne trouvent pas d'accord financier à propos du renouvellement de son contrat d'artiste.

Timbaland produit M.Pokora..

la folle rumeur semble être confirmée, c'est en tout cas ce que j'ai entendu sur iTélé ce matin, Timbaland aurait produit 6 titres pour le nouvel album de notre catastrophe nationale M.Pokora.

Autre rumeur, Timbaland souhaiterait travailler avec Céline Dion, je vous laisse seul juge..

J'ai peu de temps en ce moment pour approvisionner quotidiennement le blog mais d'ici une semaine je reprendrai mon rythme normal.

jeudi 27 décembre 2007

[Can't stop won't stop - 12] Henry Chalfant et la reconnaissance du graffiti

Les piranhas sont de retour après les fêtes qui, je l'espère, ont été bonnes pour tout le monde. Au programme, la suite de Can't stop won't stop pour aujourd'hui et bientot un retour sur le dernier album de Buck 65, Situation, et la présentation de Jerry Heller, un drôle de personnage qui managea NWA .

On a vu, dans le dernier post à propos de Can’t stop won’t stop, que le début des années 80 fut marqué par le début de la commercialisation du rap. La partie musicale du hip-hop rentre alors dans le rang et c’est le graffiti qui va être diabolisé et porter en lui une autre tension majeure de la génération hip-hop, le rapport entre la jeunesse et l’autorité.

Dès la fin des 70’s, le graffiti devint une question politique majeure au niveau local et une excuse pour renforcer la surveillance et le contrôle policier. Les critères de contrôle étaient alors caricaturaux et ces derniers ciblaient davantage les populations immigrées ce qui avait pour effet principal de stimuler la créativité des graffeurs. Le chat se mord la queue et la politique d’abandon devient une politique de répression.

Le hip-hop souffre des assauts politiques et économiques, les valeurs se perdent petit à petit et c’est finalement les nouveaux ados nostalgiques de ce qu’ils ont vu naître sans y participer qui vont reprendre le flambeau abandonné par les anciens. Ils seront aidés par les blancs des quartiers downtown qui, de l’extérieur, comprendront vite l’importance de cette culture.

C’est Henry Chalfant, photographe blanc installé à New-York, qui amena en premier des graffeurs dans un studio après avoir pris leurs graffs en photo dans la rue. En 1980, la première expo photo qu’il organise à Soho est un énorme succès populaire. Le graffiti commence à faire vivre ses artistes et c’est dans ce genre d’exposition que se font connaître de jeunes artistes comme Basquiat ou Keiht Haring.

Une fois encore, le hip-hop dépasse les limites du Bronx et le graffiti « institutionnalisé » s’étale dans tous les quartiers de New-York puis du monde. Cependant dès le début, Chalfant nota que sa démarche altéra un peu le phénomène graffiti et, comme pour le rap, se pose la question du succès et de la reconnaissance qui transforment la création. Mais dans quelle mesure ?

- Henry Chalfant @ Wikipédia -

jeudi 20 décembre 2007

CunninLynguist à Paris !

Beau cadeau de noël pour les amateurs : les CunninLynguist seront en concert pour la 1ère fois en France le jeudi 28 février au Glaz'art ! Pas mal d'extraits de leur dernier album Dirty Acres sur leur myspace.

Merci à Baseline Prod pour l'info et l'organisation

Autrement, c'est noël, c'est les vacances ... donc je serai moins souvent devant mon écran = moins de posts les prochains jours mais restez à l'écoute ^^ bientôt la suite de Can't stop won't stop quand même !

lundi 17 décembre 2007

Concerts à Paris : Smiff'n'Wessun, Army of the Pharaohs

Les prochaines dates organisées par Baseline Production et qui seront rapidement pleines comme ça à l'air d'être souvent le cas pour les artistes programmés par Baseline :

Smiff'n'Wessun du Bootcamp Click le mercredi 23 janvier au New Morning avec 2Bal en 1ère partie.

Army Of The Pharaohs le lundi 18 février aussi au New Morning avec Jus Allah, Outerspace et Sabac Red (Non Phixion).

Pas encore d'info sur les préventes mais je vous tiendrai au courant.


Madlib : Madvillain et Jaylib

Voilà je finis la série de posts consacrés aux identités de Madlib en présentant ses deux collaborations avec MF Doom et Jay Dee.

Jaylib - Champion Sound (2003)
Il s'agit d'une collaboration avec le MC et producteur J Dilla aussi connu sous le nom de Jay Dee et qui nous a quitté il y a maintenant 3 ans en laissant des tas de productions qui ressortent régulièrement comme sur la mixtape Dillagence dont je parlais la semaine dernière. Le disque est très bon et très "rap" comparé aux projets présentés précemment, on peut aussi y écouter des featurings impeccables avec Talib Kweli, Frank-n-Dank (McNasty Filth - le clip ci-dessous), Quasimoto, Percee P et Guilty Simpson.


Madvillain - Madvillainy (2004)
Seconde, et pour moi la meilleure, collaboration de Madlib cette fois avec le rappeur masqué MF Doom. Ensemble ils créent le personnage du Supervillain, sorte de super héros que vous pouvez retrouvé dans le clip de All Caps ci-dessous. L'album est assez conceptuel avec une atmosphère sombre et de nombreux morceaux assez courts. Mes classiques : Accordion, Figaro, All Caps et Rhinestone Cowboy (le 2ème clip). On peut lire sur le site de Stones Throw qu'un deuxième disque est en projet ... mais pour quand ?


free music

samedi 15 décembre 2007

Madlib aka Yesterdays New Quintet

Après Lootpack et Quasimoto, je continue l'exploration des identités de Madlib par un petit zoom sur le Yesterdays New Quintet (YNQ).

Il s'agit de l'identité jazz de Madlib et d'un travail assez impressionnant de création ex-nihilo d'un groupe et de tout un imaginaire. Comme je l'avais dit dans le 1er post à son sujet, Madlib a baigné dans le jazz durant son enfance et il reste très marqué par des musiciens comme Miles Davis et Sun Ra qu'il cite souvent comme sa première référence. En tant que Madlib, il s'était déjà frotté aux classiques jazz dans Shade of Blue qui offre un travail à partir de titres du mythique label de jazz Blue Note.

Avec le YNQ, il va plus loin en créant tout un groupe et en y incarnant - qui a parlé de schizophrénie ? - les 5 membres : Ahmad Miller, Monk Hughes, Malik Flavors, Joe McDuphrey et Otis Jackson Jr. qui est le nom d'origine de Madlib (comme le savent ceux qui suivent..). Madlib fait tout tout seul, il compose et mixe les instruments tour à tour pour composer les tracks tout en construisant un univers autour du groupe puisqu'il pousse le vice jusqu'à sortir des EP pour chacun des membres. Le tout est baigné de références au jazz comme le nom de Ahmad Miller qui est un hommage (et un "mix") des noms du pianiste Ahmad Jamal et du bassiste Marcus Miller.

Au final, cela fait 5 albums et 7 EP. Ces derniers étant uniquement pressés en vynil ... il sera bien plus facile de les trouver en mp3.

Le meilleur moyen de découvrir est encore d'écouter donc voici une vidéo du YNQ et 2 morceaux trouvés sur deezer.

Yesterday New Quintet - Solar Waves


free music


Demain, une petite liste des prochains concerts marquants de début 2008 et la fin des identités de Madlib.

vendredi 14 décembre 2007

Madlib aka Quasimoto

Je reviens rapidement, faute de temps, sur une autre identité de Madlib. Pour info, je l'ai vu à la Maroquinerie mercredi et j'ai été un peu déçu - peut-être un peu de mal à rentrer dedans mais c'était "étrange". Par contre, Egon et J-Rocc étaient très bon juste avant.

Je vais donc parler brièvement de Quasimoto qui est la première dérive schizophrénique de Madlib, une sorte d'extraterrestre invisible (The Unseen) que personne n'a jamais vraiment vu mais à qui il arrive de drôles d'aventures (The further adventures of Lord Quas). Les sons de Quasimoto sont particulièrement reconnaissable puisque si les prods sont bien sûr de Madlib, le rap l'est aussi. Pour pas qu'on le reconnaisse et pour donner son identité au flow de Quasimoto, il s'enregistre au ralenti puis accèlère la voix ensuite d'où un effet "hélium" original.

Voilà, pas le temps d'en faire plus, alors je vous laisse faire plus ample connaissance avec Quas' avec 2 clips.

mercredi 12 décembre 2007

[Clip] Mickey Avalon - Mr. Right

le nouveau clip de Mickey Avalon, le rappeur au look de rockeur qui va faire fureur en France (parions-le) quand les putes à frange l'auront découvert..
Déja près de 200.000 views en moins d'une semaine si on compte les différentes versions postées sur Youtube.


- chronique du disque -

mardi 11 décembre 2007

Wu-Tang Clan - 8 Diagrams / Why? - The Hollows

6 ans après Iron Flag, le 5ème album du Wu-Tang Clan, 8 Diagrams, est sorti hier. On pouvait craindre le pire étant donné l'évolution du groupe et les dernières déclarations de Raekwon ou Ghostface Killah mais finalement le résultat n'est pas mal. Ce n'est pas le meilleur album du Wu mais il se laisse écouter..

Pour vous mettre au courant des derniers "potins", Ghostface et Raekwon se sont plaints des productions de RZA, leader et producteur du Wu depuis toujours. Ghostface Killah a même failli sortir son dernier disque, The Big Doe Rehab, le même jour que 8 Diagrams. Ils reprochent à RZA d'évoluer dans son coin et de ne plus faire les mêmes production qu'avant - en gros de faire des prods qui lui plaisent mais qui ne portent plus aussi efficacement les flows des autres membres du groupe. En effet, quand on connait l'histoire du Wu, les déboires de ses membres (ils sont presque tous passés par la case prison, Ol'Dirty Bastard est mort d'une overdose il y a 3 ans) et leurs albums solo, il est normal que chacun ait suivi son chemin et il qu'il soit de plus en plus difficile de trouver un terrain d'expression commun à ces 8 MCs.

Du côté des satisfactions, les prods de RZA sont quand même bonnes - je disais hier que Madlib était un des producteurs les plus intéressants de notre époque, RZA aussi évidemment. Ghostface qui fait la tête et U-God, qui n'est pas vraiment au niveau, sont peu présents et cela laisse de la place aux meilleurs, Method Man en tête.

- Wu-Tang Clan's Myspace -

Dans un tout autre registre - et parce qu'on aime de tout chez les piranhas - Why? sort un nouvel EP et le titre The Hollows est en écoute/téléchargement sur le site d'Anticon donc il n'y a pas de raison de se priver. C'est du Why? comme on aime et c'est ici.

- Why?'s Myspace -



Je termine avec une playlist de 3 morceaux issus de l'album : Windmill dans lequel vous reconnaitrez un sample de Bang Bang de Nancy Sinatra, Life Changes en hommage à Ol'Dirty Bastard et Rushing Elephants.
free music

lundi 10 décembre 2007

Mais qui est Madlib ?

On commence avec un rapide retour sur le concert d'hier. On a retrouvé les infatiguables ICON the Mic King & Yarah Bravo pour leur 3ème première-partie en 4 jours. Toujours bien mais il y avait beaucoup de ressemblances avec ce que j'avais vu jeudi au Batofar... Pour info, ICON a sorti un disque - Mike and the Fatman - qui se trouve sur le net. Ensuite, Subtitle et son flow ultra rapide mirent le feu au bar sur les prods de Thavius Beck avant de freestyler sur un beatbox de TEZ qui passait par là ... pas besoin d'en dire plus c'était de loin le meilleur concert auquel j'ai assisté dans ce bar. Sans rire je vous donne quand même de supers plans .. non ?

On passe maintenant à Madlib qui va faire l'actualité musicale de la semaine avec son concert à la Maroquinerie ce mercredi. J'ai décidé de me lancer dans une présentation de ce Dj/producteur/MC qui a tellement de génie qu'il doit s'inventer différentes personnalités pour l'exprimer entièrement - voir pour l'exprimer plus "librement" puisque vous allez voir qu'il touche à tout et que le public qui aime une facette de cet artiste n'aime pas forcément les autres..

Je commence aujourd'hui par une présentation de l'homme, Otis Jackson Jr., et de son premier projet Lootpack. Dans les prochains jours je parlerai de Quasimoto, du Yesterday New Quintet, de Madvillain et de Jaylib... restez à l'affût!

Pour les infos générales autant aller voir sa bio sur Wikipédia ou sur le site de son label - Madlib@Stones Throw - vous apprendrez que Madlib est DJ, producteur et MC (dans cet ordre de priorité), qu'il a 34 ans et vit en Californie. C'est, à mon sens mais je ne suis pas le seul à le penser, un des artistes rap les plus important de notre époque. Cela se voit à la liste sans fin de ses collaborations avec les plus grands, à la variété de ses projets et à son amour de la musique qui lui fait produire le meilleur et en quantité impressionnante.

Il est très inspiré par le jazz en général comme le prouve la série des Mind Fusion et son disque hommage au label Blue Note - Shades of Blue - mais encore plus par le free jazz et Sun Ra qui est sa référence. J'en reparlerai en présentant son projet jazz : le Yesterday New Quintet.

Madlib - Slim's return


Madlib commença "professionnellement" la musique en 1994 avec son premier groupe, Lootpack, composé de lui-même, Wildchild et DJ Romes. Au dernières nouvelles, le groupe certe peu prolifique existe toujours. La dernière sortie remonte à 2004 avec The lost tapes que je vous recommande.

Lootpack - Whenimondamic


- Madlib's Myspace -

Il n'y a pas grand chose sur Deezer mais voici une petite playlist de Madlib - la plupart des titres viennent de Shade of Blue.
free music

dimanche 9 décembre 2007

Bordel du dimanche : Thavius Beck, Giovanni Marks, Stones Throw, Hip-Hop 203

Je n'ai pas trop le temps aujourd'hui alors vous avez droit à un post en bordel..

Ce soir au 21 sound bar, encore et toujours, un super concert organisé par Submass avec Thavius Beck et Giovanni Marks plus connu sous le nom de Subtitle. J'ai pas trop le temps d'en parler mais c'est du très bon, vous pouvez toujours aller regarder leurs myspaces mais pour 5 euros c'est cadeaux. Rendez-vous 19h ce soir au 20 rue de la forge royale (M°Ledru-Rollin).

Autrement, un petit tour des podcasts pour signaler à ceux qui ne le savent pas déjà que le label américain Stones Throw met en ligne tous les mois - gratuitement - un podcast mixé par un ou plusieurs de ses artistes. Le numéro 26 mixé par Rhettmatic est en ligne depuis peu, il n'y a donc pas de raison de passer à côté. Tout est expliqué sur le site de Stones Throw à la page Jukebox. Il y a aussi moyen de récupéré, via iTunes, les podcats précédents. Et puis visitez le site, il est riche en infos, vidéos, ...

Si vous aimez l'accent québecois, un autre podcast, hebdomadaire celui-là, réalisé à l'UQAM (Université de Montréal) est disponible sur le net.

Hip Hop 203 un show de radio à l'UQAM, un cours hebdomadaire sur la culture Hip Hop. Louis, Diction pi Gro (pas de S) vous feront voyager dans les 30 ans d'histoire de cette culture, de GrandMaster Flash à Atmosphere, pour vous montrer que l'image de cette culture véhiculée par les médias n'est peut-être pas la bonne

Pas mal de sons et quelques analyses ... surtout centrés sur le rap US. Ca peut être intéressant mais je viens tout juste de découvrir ... à vous de voir, c'est ICI.

Je fini avec un retour sur Stones Throw : Madlib est en concert mercredi à la Maroquinerie avec Egon et J-Rocc .. réservez vos places et quant à moi, je commence dès cette semaine une série de posts présentant les différents personnages et projets de Madlib. Bon dimanche !

samedi 8 décembre 2007

[Can't stop won't stop - 11] 1980 : la première mort du Hip-Hop

Les 10 précédentes fiches sur Can't stop won't stop sont disponibles ici.

Après avoir présenté le berceau des « 7 miles », nous voilà au début des années 80 et de l’expansion du Hip-Hop au-delà du Bronx. Expansion qui porte les germes des futures divisions du mouvement pris entre ses valeurs originelles, la répression de l’Etat et les nouveaux intérêts commerciaux.

Le rap sort d’abord du Bronx sous forme de cassettes pirates ; au même moment le courant semble s’essouffler, les jeunes d’hier grandissent et délaissent le rap, ce « truc de mômes », pour la disco qui fait son grand retour, boostée par les techniques de mix du hip-hop.

Dès 1979, des producteurs ont commencé à voir le rap comme un produit rentable mais les leaders comme GrandMaster Flash refusèrent les contrats car ils n’imaginaient pas que le rap puisse être le même sur un disque. Un ex-videur du Bronx, Henry « Big Bang Hank » Jackson, sans aucune expérience musicale se fait alors repéré par hasard par un producteur alors qu’il est en train de chantonner. Il n’a rien à perdre et signe sur le label Sugar Hill Records avec ses amis Master Gee et Wonder Mike. Ils deviendront le Sugar Hill Gang et leur premier single - Rapper’s Delight, qui dure 15 minutes à l’époque - devient à noël 79, le maxi le plus vendu de l’histoire du disque.

Rapper's Delight

Pour les puristes du Bronx, il s’agit d’une escroquerie cependant leurs tentatives d’enregistrement ne connurent jamais le succès de Rapper’s Delight, ceux qui vendaient le plus de disques n’avait souvent aucune expérience de la scène.

Rapidement, Kurtis Blow devient le premier rappeur à signer sur une Major (Mercury) et il obtient dans la foulée deux disques de platine. Les lives qui avant étaient des fêtes, évoluèrent progressivement pour devenir des spectacles où les MCs prirent le pas sur les DJs et où le public ne dansait plus mais regardait. Jeff Chang parle alors de 1980 comme de la « première mort du Hip-Hop ». Le rap évolue à mesure qu’il est étudié par les producteurs pour devenir un produit rentable. Cette entrée du rap en studio marque le début d’une tension entre commerce et culture qui est encore aujourd’hui une question majeure de la génération Hip-Hop.

Kurtis Blow - The Breaks


Les 10 précédentes fiches sur Can't stop won't stop sont disponibles
ici.

vendredi 7 décembre 2007

vidéos : Jeru the damaja, Yarah Bravo & ICON @ Batofar

Merci à Yannick de Baseline Production pour l'invitation. Je reparlerai bientôt de cette structure qui organise des tas de bons concerts sur Paris. Comme on dit : "big up" !

Ceux qui n'étaient pas au Batofar hier soir ont raté un pur concert de rap façon "old school" avec la légende Jeru the Damaja. A noter aussi une bonne première partie qui m'a fait découvrir Yarah Bravo mais surtout ICON the Mic King qui a sûrement un bel avenir devant lui. Instrus plutôt simples mais pêchues, super énergie et freestyle original (voir la 1ère vidéo), ICON est un MC à suivre..

"We bring you back to the rap before Puffy"

La phrase lancée entre 2 morceaux par Yarah résume l'esprit de la soirée et la volonté des artistes présents de conserver l'esprit originel du rap, loin des dérives commerciales à la 50cent ou Soulja Boy qui en ont pris pour leur grade hier soir. Le public était visiblement de cet avis aussi et ça a donné une ambiance conviviale très sympa.

Quand Jeru est arrivé la salle était déjà bien chauffée et il n'a plus eu qu'à dérouler le show et son flow toujours impeccable. Il commence par les classiques puis enchaîne avec les sons de son dernier album Still Rising. Entre deux morceaux une petite gorgée de cognac et quelques blagues, Jeru était bien sur scène et partageait son plaisir avec le public.

"I'm not only a MC, I'm your friend too"

Tellement bien sur scène que le concert se termine par un "spectacle" clownesque où Jeru fait des blagues, essaye de danser, de mixer et d'animer une soirée improvisée pendant laquelle le DJ repasse des vieux classiques old school... C'était un vrai plaisir d'être là et de voir ce gamin (de 37ans) s'amuser sur scène avec tout ces "potes" venus le voir. Il a promis de revenir d'ici 1 an, vous n'aurez pas d'excuses !

Je finis avec 3 vidéos du live, la qualité n'est pas terrible mais j'ai vraiment fait ce que j'ai pu dans un Batofar bondé ... à noter que dans la 1ère ICON réalise un freestyle spécial "yeux bandés" où il improvise sur les objets que donne le public.





Ce week-end : la suite de Can't stop won't stop.

jeudi 6 décembre 2007

Jeru the damaja au Batofar

Tout d'abord un rapide retour sur le concert d'hier. Soso a été égal à lui-même, un bon concert puisque la musique est de qualité et qu'il règne une ambiance agréable dans l'intimiste 21 sound bar. Après, il faut avouer que soso n'est vraiment une "bête de scène" mais sa musique ne se prête pas à ça.

Encore une belle programmation de l'association Submass qui organise un autre très bon concert dimanche à 19h dans ce même 21 sound bar : Thavius Beck et Giovanni Marks (Subtitle). Toujours pour 5 euros au 20 rue de la Forge Royale (M°Ledru-Rollin).

Enfin, on a aussi eu la surprise, à la fin du concert, d'avoir un morceau totalement improvisé de la part de Jeru qui était là par hasard car il se produit ce soir au Batofar. C'était fou de le trouver là. Je serai donc ce soir au Batofar et si tout va bien je ramènerais quelques vidéos avec moi..

S'il n'est pas très connu du grand public en France, Jeru the damaja est une des figures les plus importante du rap des 90's aux Etats-Unis. Il s'est notamment fait connaître en travaillant avec KRS-One et Gangstarr. Ses premiers disques étaient d'ailleurs produits par DJ Premier, le DJ de Gangstarr.

Jeru qui plongea dans le rap dès la fin des années 70, a une approche positive et toujours old school du rap dont il dénonce les excès d'aujourd'hui. Son approche de la culture hip-hop est "spirituelle" comme elle pouvait l'être pour Afrika Bambaataa et il souhaite toujours transmettre des messages positifs dans ses textes. C'est pour ça qu'on le nomme "the Prophet". Pour l'anecdote, sur la pochette de The sun rises at the East, sorti en 1994, on peut voir le World Trade Center en feu et en train de s'écrouler .. Son 4ème album Still rising vient de sortir au mois d'octobre.

Pour plus d'infos, ça se passe au Batofar à 20h et il y aura Yarah Bravo & ICON the mic king en première partie.


mercredi 5 décembre 2007

Animadanse

Aujourd'hui un peu de danse et de 3D puisque j'ai eu la bonne surprise de découvrir qu'un ami d'enfance a réalisé avec des amis un film d'animation de 5 minutes dont le personnage principal est un danseur. C'est du beau travail je vous laisse apprécier.


Animadanse
envoyé par AD_Team


- le site animadanse -


Et n'oubliez pas le concert de soso ce soir..

mardi 4 décembre 2007

Zoom sur soso

Ceux qui suivent savent que demain soir le "rappeur" (est-ce vraiment le bon mot ?) canadien soso se produit à Paris au 21 sound, un petit bar vers Ledru-Rollin. C'est l'occasion parfaite pour mieux vous présenter cet artiste et sa musique ... et donc vous motiver à venir le voir demain. Il faut vraiment encourager ces artistes et le 21 sound bar qui organise de très bons concerts dont on ne parle malheureusement pas assez.

Une bio express donnerait à peu près ça : soso est canadien, il vit dans une ville moyenne et paumée (Saskatoon) et, après avoir faire des études de cinéma, il se lance dans la musique en créant le label Clothe Horses. Il vient de sortir son troisième LP (Tinfoil in the windows) après quelques EP (The goose hunter 1&2) et deux albums : Birthday songs en 2002 puis le magnifique Tenth street and clarence en 2005 (en vente sur Phonographique.com créé par soso). S'il connait un peu le succès au Canada et au Japon, il est encore très et injustement méconnu en France.

Son rap, si c'en est toujours, est teinté de "folk" et musicalement très travaillé. Il y a un vrai univers dans cette musique souvent mélancolique et on retrouve sa formation de cinéma dans la construction de ses morceaux avec beaucoup de descriptions visuelles qui posent les décors au début des tracks puis qui s'effacent progressivement derrière la musique. Je vous laisse découvrir ça avec des morceaux tirés de Tenth street and clarence, une vidéo live de Returning to an empty house et le clip de Hungover for three days straight.

Rendez-vous demain à 20h au 21sound bar, 20 rue de la forge royale (M° Ledru-Rollin) !

Your skin brown from the sun & Waiting under a wax paper sky (dont j'ai les lyrics et qui pourraient être le sujet d'une analyse dans un futur proche..)
free music




dimanche 2 décembre 2007

Clipse - Mr Me too

Il y a un an sortait le deuxième album des Clipse, Hell Hath No Fury, qui fut une des meilleures sorties de l'année selon moi. Pour ceux qui ne le savent pas, le groupe se compose de deux frères, Malice et Puscha-T, et il doit sa renommée à la fois à ses collaborations avec Pharrell Williams et à son premier album, Lord willin en 2001, qui dépassa rapidement le million d'exemplaires vendus.

Le second album n'eut pas ce succès (autour de 300.000 exemplaires vendus aux Etats-Unis) à cause des restructurations au sein du label Jive qui retarda la sortie de 2 ans. Il n'est donc pas étonnant d'apprendre qu'ils viennent de signer chez Columbia pour leurs prochaines sorties. Au programme le premier album de Re-up Gang (Clipse + Sandman et Ab-Liva) et leur troisième opus. Pas de dates annoncées.

En souvenir, un petit clip de Hell Hath No Fury : Mr Me Too avec Pharrell Williams.


Pour mémoire : les parisiens n'oubliez pas de noter sur votre agenda que mercredi à 20h vous allez voir Soso au 21sound bar (métro Ledru-Rollin). Le prochain post sera sur lui, ça vaut vraiment le coup et le bar est petit donc l'ambiance est garantie. C'est de la musique rare et de qualité, bref ça plait à tout le monde et il faut encourager ceux qui organisent des concerts comme ça !